Le Printemps des Poètes

Grâce à la Médiathèque, Châteauneuf est désormais labelisé "Village en poésie" depuis 2013.
Le "chemin poétique" a d'abord été mis en place. En flânant dans les ruelles du village vous pouvez ainsi découvrir plus d'une vingtaine de poèmes. En 2014, ce chemin a été complété, notamment par le "mur en poésie" réalisé par l'artiste ATMA et le poète Yves Giombini. En 2015 de nouveaux poèmes ont été rajoutés.

2016 : le grand XXe

  • Vendredi 18 mars : Terrasse des Arts à partir de 17h30,
    Spectacle des scolaires « Poète toi-même »
    Exposition sur le thème « J’M ma planète »
    Goûter des enfants
  • Samedi 19 Mars, Salle du Pontis à partir de 17h
    Montage poétique par l’atelier d’écriture : « Prenez vos désirs pour des réalités »
    Récital poétique de Brigitte Broc et Yves Giombini : « Le bruit des mots ». Accompagnement musical de Cyril Cianciolo
    Badges et bulles poétiques autour d’un buffet
  • Samedi 19 et dimanche 20 mars, Terrasse des Arts de 10h à 12h, Visite libre de l’exposition

2014 : Le mur en poésie

ATMA - Spring of Poets - street art - 2014 from ATMA ART on Vimeo.

Artiste : Atma

Poète : Yves Giombini

> ATMA

Atma est un artiste, muraliste et designer français né en 1979. Il réside et travaille à Londres depuis 2005 après avoir vécu dans le sud de la France, au Maroc et en Espagne.

Ses peintures murales ont fleuri sur les murs de Toulouse en 1997 puis dans toutes les villes où il a vécu ou fut de passage.

Influencé par les muralistes Mexicains menés par Diego Riviera, le mouvement pop, les artistes européens contemporains tels que Ernest Pignon Ernest, et la photographie en Noir & Blanc, ses peintures murales, de très grande dimension, placent l'homme et l'esprit au coeur de leurs sujets.

ATMA

Interprétation de ATMA

Voici donc mon interprétation visuelle du poème "Le ciel qu'il imagine".

La peinture porte le même titre. Mon inspiration provient d'une vision d'un danseur imaginaire, jouant avec le temps et de l'espace. Le temps semble flotter, comme un instantané éternel. L'homme embrasse sa destinée intemporelle. Comme une méditation dévouée à sa création, il s'éveille et ouvre le mouvement du soleil, de la lune, ou des perles d'eau.

L'idée est de créer un ruisseau qui invite le visiteur du haut des escaliers vers l'entrée, un cheminement vers les arts qui s'accorde avec l'ensemble architectural et l'environnement. Les bleus rappelleront le ciel pour en créer un nouveau, imaginaire. Les teintes vert sombre, clair et eau du danseur s'accorderont avec les cyprès et le jardin alentour pour en évoquer la fraicheur. La position du danseur également joue avec la sculpture contemporaine, un dialogue entre une pose classique évoquant le penseur et une expression abstraite.

En lisant le poème, j'ai immédiatement pensé au danseur et chorégraphe Carlos Acosta, Il est l'un des plus renommés au monde, ayant dansé pour l'Opéra de Paris, le Bolchoï, et The Royal Ballet. J'ai souhaité ouvrir ce dialogue artistique avec l'introduction d'un sujet qui puisse représenter notre danseur imaginaire. J'ai contacté personnellement Carlos Acosta et son agent qui m'ont donné leur accord d'utiliser son image comme inspiration. Ils ont trouvé le projet très excitant.

J'espère que ma peinture répondra au poème, au dialogue initié et sera une addition positive à la Terrasse des Arts.

> Yves Giombini

Niçois d'origine, Yves Giombini vit dans la région grassoise depuis une trentaine d'années. Il a depuis toujours poursuivi son chemin dans la compagnie des mots : théâtre (Compagnie la Nuit blanche à Grasse), poésie, chanson, roman.

Enseignant spécialisé auprès d'enfants en difficulté scolaire, puis conseiller pédagogique, il a activement participé à la formation des professeurs des écoles dans le domaine de la poésie. Il participe depuis l'origine au Printemps des Poètes en qualité de passeur de mots et de poète.

Il anime des ateliers d'écriture créative dans le cadre de la formation des jeunes circassiens à Piste d'Azur (La Roquette/Siagne – 06).

Le ciel qu’il imagine

Il a trempé sa main dans un nuage noir
Comme un fusain léger aux banlieues des couleurs
Sur la toile attentive il a posé le soir
Grands cieux patients de nuit où piaffe le Bonheur

Il a creusé sa main sous les perles de pluie
En gouttière de chair pour que coule un ruisseau
Sur la toile dérive il a mouillé le bruit
Des comètes filant un tapis d’or et d’eau

Il a fermé sa main sur les coquelicots
Frêles pinceaux vermeils aux accents éphémères
Sur la toile furtive il a calqué l’écho
De l’Univers hurlant son amour à la Terre

Il a ouvert sa main pour cueillir le matin
Qui couve son aurore d’un soleil primitif
De sa toile native il a fait un jardin
Pour l’accrocher au cou du monde en pendentif

C’est alors seulement sur le bord de sa toile
Dans la terre et dans l’eau où plongent ses racines
Que de son corps pinceau aux théories d’étoiles
Il signe d’une croix le ciel qu’il imagine

Yves Giombini, inédit


Le chemin poétique

Suivez les flèches ou vagabondez selon votre envie pour découvrir les différents "murs poétiques" disséminés dans le village et ses alentours.

plan
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