Le cinéclub de Châteauneuf

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C'était une nouveauté attendue par les amoureux du septième art.
Il ne s'agit point de projections supplémentaires de films récents présentés dans le circuit commercial traditionnel, mais plutôt de revisiter et redécouvrir ce vaste patrimoine, l'occasion de revoir quelques chefs d'œuvres et d'affiner notre culture cinématographique.
Une présentation sera faite avant chaque film et une discussion sera conduite après.

Les présentations auront lieu le dernier vendredi de chaque mois.

Pour devenir membre il faut adhérer à la Médiathèque (22 € par année civile, 10 € pour le dernier trimestre de l'année ou pour les chômeurs, étudiants et moins de 18 ans).

Tous les trimestres, un nouveau cycle, dédié à un réalisateur, permet de découvrir ou redécouvrir trois films de l'auteur.

Liste des cycles :



Cycle Robert Bresson

Robert Bresson est souvent classifié comme un cinéaste janséniste tant ses films sont rigoristes. Ils suggèrent tous la présence de Dieu. Le réalisateur minimise le rôle de l'acteur au profit du récit, c'est pourquoi les acteurs professionnels et les vedettes n'ont pas leur place dans son cinéma. Ses personnages ont en commun la recherche de la grâce et de la liberté. Son style se caractérise par des plans dépouillés, sobres, cherchant à exprimer l'action le plus clairement possible. Il rejette tout ce que le cinéma peut contenir de spectaculaire, demandant au spectateur de réfléchir et non pas de se distraire. La carrière de Robert Bresson s'étale sur plus de quarante ans durant lesquels il ne réalise que treize longs métrages. Si ses films n'ont jamais fait exploser le box-office, il est néanmoins considéré par la critique et les cinéphiles comme un des géants du cinéma.

Cycle Vittorio de Sica

Avec Vittorio de Sica le cinéma descend dans la rue, se mêle au petit peuple, qui ressent avec le plus de dureté le contrecoup de la période fasciste. La caméra devient le constat brutal d'une réalité poignante. Le néoréalisme va trouver en De Sica son plus ardent propagandiste.

Cycle Ingmar Bergman

Ingmar bergman est l'un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma. Son oeuvre touche au thème de la métaphysique et à l'introspection psychologique ou familiale.

Cycle Marcel Carné

Assistant de René Clair et de Jacques Feyder à ses débuts, Marcel Carné est indissociable de Jacques Prévert, qui fut le scénariste de la plupart de ses films. Il reste dans l'histoire comme le cinéaste emblématique du réalisme poétique.

Cycle Joseph L. Mankiewicz

Mankiewicz a passé sa vie à bluffer l'industrie hollywoodienne : réalisateur atypique, ses films se caractérisent par une quasi absence d’action, au sens hollywoodien du terme, et l’importance prépondérante des dialogues et des rapports entre les personnages. Plus que des super-productions, ses œuvres tendent vers le cinéma d'auteur.

Cycle Luchino Visconti

Luchino Visconti est un cinéaste italien né le 2 novembre 1906 à Milan et mort à Rome le 17 mars 1976. Il fut un des grands représentants de ce cinéma italien d'après-guerre qui allait avec, entre autres choses, le néo-réalisme, être le centre européen du cinéma pendant plusieurs décennies.



Cycle René Clément

Le goût de l’image, René Clément le cultive dès sa plus tendre enfance. Nourri d’illustrations projetées à l’âge de 4 ans, il "travaille" la pellicule à 9 et hante le cinéma de la Huchette à 15. C’est dans le sillage de son père, le décorateur Maurice Clément, que le jeune garçon entreprend des études d’architecture et réalise son premier film, un dessin animé dynamique intitulé César chez les Gaulois (1931). Après la mort de ce dernier, René Clément abandonne ses études et se retrouve affecté au Service Cinématographique de l’armée. S’il tente une première incursion dans le burlesque aux côtés de son ami Jacques Tati (Soigne ton gauche en 1936), c’est par le biais du documentaire qu’il s’affirme dans le milieu du cinéma : séduit par son brillant court métrage Ceux du rail, le Comité de Libération du Cinéma lui confie en 1942 la réalisation de sa version longue. Film néoréaliste, reflet de l’état d’esprit qui domine l’après-guerre, La Bataille du rail met finement en scène la résistance des cheminots pendant l’Occupation allemande, valant à son auteur le prix du jury au Festival de Cannes de 1946. La même année sont présentés sur la Croisette La Belle et la bête de Jean Cocteau, dont il est le conseiller technique, et Le Père tranquille, une autre chronique de résistance qu’il réalise à la demande de Noël-Noël. Ralliant à la fois le public et la profession, René Clément est sur tous les fronts.



Cycle Jean Renoir

Jean Renoir débute comme céramiste, ce qui lui permet de donner libre court à son sens créatif. Mais il comprend rapidement qu'il doit relever le défi par un moyen radicalement nouveau : le cinéma.
En 1924, il réalise son premier film, un mélodrame social et poétique presque entièrement tourné en décors extérieurs... La fille de l'eau connaît un certain succès. Dès cette époque, Jean Renoir est habité par la mission de magnifier la femme. Pendant dix ans, il va la placer au tout premier rang de ses personnages, et jusque dans les titres : Nana, La petite marchande d'allumettes, La chienne, Madame Bovary.

Le Front populaire et la seconde guerre poussent à une autre exploration : celle de la société en mouvement. Renoir devient alors un cinéaste critique, soucieux de montrer à l'écran les grands problèmes de son temps, le peuple de ce pays, sa vie, ses joies et ses misères : La bête humaine, Les bas-fonds, La grande illusion, La règle du jeu sont ses plus grands chefs d'œuvre.

Fuyant les nazis et les collaborateurs, Renoir s'installe à Hollywood où il croit un temps pouvoir continuer son combat. Mais l'Amérique accueille ce génie suspect d'opinions trop progressistes avec méfiance.

Vient l'âge de la nostalgie et du retour aux films "littéraires" (French cancan, Le carosse d'or, Le déjeuner sur l'herbe, Le testament du docteur Cordelier). Il clôt sa carrière avec un film-document autobiographique (Ma vie et mes films, 1974).



Cycle Alfred Hitchcock

Après une carrière à succès dans son pays natal, l’Angleterre, à l'époque du cinéma muet et au début du cinéma sonore, Hitchcock part s'installer à Hollywood. En avril 195,5 il acquiert la citoyenneté américaine, tout en conservant sa citoyenneté britannique.

Au cours de ses quelque soixante années de carrière, il réalise cinquante trois longs métrages, dont certains comptent, tant par leur succès public que par leur réception et leur postérité critiques, parmi les plus importants du septième art : ce sont, entre autres, Les 39 Marches, Les Enchaînés, Fenêtre sur cour, Sueurs froides, La Mort aux trousses, Psychose, ou encore Les Oiseaux.

Pionnier de nombreuses techniques dans le genre du thriller, Hitchcock, « le maître du suspense », est considéré comme l'un des réalisateurs les plus influents sur le plan stylistique, installant les notions de suspense et de MacGuffin dans l'univers cinématographique. Ses thrillers se caractérisent également, le plus souvent, par une habile combinaison entre tension et humour. Ses thèmes récurrents sont la peur, la culpabilité et la perte d'identité. Un thème que l'on rencontre aussi fréquemment dans ses œuvres, avec certaines variations, est celui de l'innocent persécuté.



Cycle Jean-Pierre Melville

C'est au cours de son adolescence qu'il se passionne pour le cinéma, de son vrai nom Jean-Pierre Grumbach, il prend alors le pseudonyme de "Melville", en hommage à Herman Melville, l'auteur de Moby Dick.

En vingt-cinq ans de carrière, et treize longs métrages, Jean-Pierre Melville a réussi à s'imposer comme un maître du cinéma, et du film noir en particulier, en lui donnant ses lettres de noblesse. Au fil des années, il a su imposer son style, des films sombres, peu bavards, très épurés, allant à l'essentiel. Son oeuvre a influencé plusieurs générations de cinéastes, dont Martin Scorsese, Michael Mann, John Woo ou Quentin Tarantino, qui avouent s'en inspirer.



Cycle Fritz Lang

S'il débute sa carrière en Allemagne au sortir de la Première Guerre mondiale avec La Métisse, en 1919, il se fait surtout remarquer avec des films comme Metropolis (1927), M le Maudit (1931), Docteur Mabuse le joueur et Le Testament du docteur Mabuse (1922, 1933) qui sont autant de films qui nous plongent dans l'expressionnisme allemand avec des thèmes qui se précisent comme la vengeance, le despotisme, la duplicité, le culte. La montée du nazisme l'emmène alors aux États-Unis, à Hollywood, où il réalise avec les plus grands acteurs de sa génération des westerns, des films noirs, d'espionnage, d'aventure, des mélodrames : en fait, il exploite peu ou prou toute une palette mise à sa disposition avec un indéniable talent.

Cycle François Truffaut

Après une enfance difficile, François Truffaut devient un critique cinéma redouté. À 27 ans il réalise Les Quatre cents coups, son premier long métrage. Puis il enchaîne avec Tirez sur le pianiste (1960) et Jules et Jim (1962), qui lui offrent une immense notoriété et laissent présager de l'apparition d'un courant cinéma- tographique majeur dont il sera l'un des réalisateurs les plus emblématiques : la Nouvelle Vague.

Cycle Frank Capra

Né en Sicile, Capra émigre en Amérique avec une partie de  sa famille qui s’installe en 1903 à Los Angeles.
En 1930, Frank Capra part travailler à la Columbia où il se lie avec le scénariste Robert Riskin et le caméraman Joseph MacDonald avec
lesquels il travaillera longtemps.
Après avoir remporté en 1934 l’Oscar du meilleur réalisateur avec la comédie romantique New York-Miami, Capra accède à la célébrité et enchaîne les succès, parvenant à imposer dans un Hollywood alors assez réfractaire, la vision du réalisateur en tant que maître d’œuvre. Capra dirigera un grand nombre de films prônant les valeurs humanistes, sociales et morales, dans lesquelles un personnage sans véritable envergure au départ mais au cœur pur parvient à  s’opposer aux hommes d’affaires, aux banquiers ou aux hommes politiques cyniques.



Cycle Federico Fellini

Après Henri-Georges Clouzot et Luis Bunuel, voici le cycle Federico Fellini.
C’est l’un des plus grands et célèbres réalisateurs de l’histoire du cinéma, avec pas moins de 38 récompenses internationales, dont La Palme d’Or à Cannes en 1960 pour La Dolce Vita.
Ce véritable génie du cinéma a su marier à merveille la tradition populaire et la culture contemporaine.
Ses personnages exubérants, extravagants, parfois véritables caricatures, et le traitement du temps où le réel et l’imaginaire s’entremêlent auront en partie contribué à définir « le baroque fellinien ».



Cycle Luis Buñuel

Après le cycle Henri-Georges Clouzot, le cinéclub propose le 1er trimestre 2011 un cycle consacré à Luis Buñuel.

Luis Buñuel , d’origine espagnole, naturalisé mexicain, a réalisé une importante partie de son œuvre en France. Surréaliste à ses débuts, son œuvre entière sera marquée par ce courant.

Son militantisme contre la misère et les injustices, sa critique de la société bourgeoise ou encore l’érotisme et le « climat » particulier de ses films en font un cinéaste qui mérite d’être vu ou revu.



Cycle Henri-Georges Clouzot

Henri-Georges Clouzot est né à Niort, le 20 novembre 1907. Après des études classiques, il se dirige d'abord vers le journalisme. Il commence par superviser les versions françaises des opérettes allemandes puis il écrit des scénarios pour Jacques de Baroncelli, Carmine Gallone ou Viktor Tourjansky.
Il écrit quatre pièces entre 1940 et 19432. Il débute réellement dans la mise en scène en 1942, bénéficiant du départ hors de France des grands réalisateurs (Jean Renoir, Julien Duvivier, René Clair...) avec L'assassin habite au 21 et reforme le couple Pierre Fresnay-Suzy Delair. Puis il réalise en pleine occupation allemande un film sur un expéditeur de lettres anonymes Le Corbeau (1943), qui donne lieu à de vives polémiques dans une France qui souffre alors de la délation. Clouzot échappe à la prison mais se voit frappé d'une suspension professionnelle à vie. Grâce au soutien de personnalités, Clouzot revient à la réalisation et remporte plusieurs récompenses aux festivals de Venise, de Berlin et de Cannes avec Quai des Orfèvres en 1947, Miquette et sa mère en 1949, tous les deux avec Louis Jouvet, Manon (1949) (d'après Manon Lescaut de l'Abbé Prévost), Le Salaire de la peur (d'après le roman de Georges Arnaud), avec Yves Montand et Charles Vanel en 1952, films ayant tous bénéficié d'une large audience. Il fut surnommé le Hitchcock français.

Cinéaste au style classique mais incisif, ses trois premiers films trahissent l'influence du cinéma expressionniste, et surtout Fritz Lang.
Henri-Georges Clouzot meurt le 12 janvier 1977 laissant derrière lui une des filmographies les plus abouties et les plus intéressantes du cinéma français.
En 1994, avec L'Enfer, Claude Chabrol a repris le scénario d'un film que Clouzot n'avait pu achever trente ans plus tôt.

Source : wikipedia.

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